Un dossier administratif incomplet ou périmé
L'attestation d'assurance décennale expirée, le Kbis daté de plus de trois mois, ou une pièce manquante dans le DUME (document unique de marché européen) : ce sont les causes de rejet les plus banales, et les plus évitables. Un acheteur public n'a en général pas le droit de redemander une pièce oubliée après la clôture — le dossier est simplement écarté. Tenir à jour un dossier administratif type, prêt à être joint à tout moment, élimine ce risque.
Un mémoire technique hors sujet
Le mémoire technique doit répondre précisément aux critères annoncés dans le règlement de consultation, avec la même pondération que celle indiquée par l'acheteur. Un mémoire générique, recyclé d'un marché précédent sans adaptation, se voit souvent noté faible même si le travail décrit est solide — parce qu'il ne répond pas explicitement aux critères de notation demandés pour ce marché précis.
Un prix hors des clous, dans un sens ou dans l'autre
Un prix trop bas déclenche parfois une demande de justification, voire un rejet pour offre anormalement basse si la réponse ne convainc pas l'acheteur. À l'inverse, un prix mal positionné par rapport à l'enveloppe budgétaire communiquée (quand elle l'est) élimine d'office la candidature sur le critère prix. Comparer son offre aux marchés précédents similaires, quand les résultats sont publics, aide à calibrer correctement.